du 26 janvier 2018 au 2 mars 2018

L'exposition "Jeunes Talents" présentera les oeuvres des artistes Féebrile, Margaux Hug, Manon Moret et Paolo Nardiello.
Elle se tiendra du 26 janvier au 2 mars 2018 à la Galerie Mob-Art Studio.

Féebrile

feebrile

PLEINE LUNE

 

Féebrile, née en 1986 à Lyon, est photographe autodidacte depuis 2006. L'autoportrait est le centre de son travail. Elle vit et travaille actuellement à Belfort.

Dans ses images, mélange de contes fiévreux et de rêves érotiques, les personnages peuplent leurs solitudes d’un univers sombre de par leurs désillusions, mais restant remplis d'aspirations, inventant, créant une liberté, un jeu, une réalité nouvelle.

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Margaux Hug

Margaux Hug

PLASTIC FOOD

 

La série photographique "Plastic Food" photographiée par Margaux Hug, explore la vision que nous avons de notre quotidien à travers la junk food et tout l'univers artificiel que celle-ci évoque. 

Les images tendent à créer de la poésie en jouant avec des produits de grande consommation, érigés ici au rang d'oeuvre d'Art. Leur couleur, leur texture et leur environnement sont entièrement modifiés. Isolées de leur contexte et de leur fonction initiale, les réalités de ces objets sont reconstruites et sublimées. On y retrouve un croisement entre le ready-made, l'association d'objets surréalistes et le mouvement Pop Art.

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Manon Moret

Manon Moret

MES MOTS

 

Le projet « Mes Mots » allie performance, écriture et photographie et joue avec la réalité matérielle et la réalité psychique en juxtaposant des mots sur différents supports, notamment des corps humains. Pour ce dernier exercice, chaque photo est le fruit d’une rencontre nous obligeant mon modèle et moi-même à cohabiter ensemble pendant plusieurs jours avec le même objectif.

C’est un travail d’introspection traitant du rapport entre le corps et le mot qui tend à s’approcher au plus près d’une certaine vérité en faisant apparaître toute la pensée qui gravite autour de lui. Il s’agit également d’un exutoire spirituel qui oblige à faire une pause, à s’isoler, se retrouver et déverser toutes les pensées qui encombrent l’esprit.

Descriptif de la performance

Il faut entre deux et quatre jours pour remplir entièrement la peau de quelqu’un. Lorsque le modèle est totalement recouvert de mots, un shooting photo suivi d’une douche bien méritée marque la fin de l’expérience. Cette personne ne peut pas se laver et est fortement limitée dans ses déplacements, elle doit se retirer de ses activités pendant quelques temps et doit aussi faire tomber toutes ses barrières car le fait d’écrire exige un contact permanent avec la peau de l’autre. Il n’y a aucun tri dans les mots, c’est toute la pensée qui est représentée et le modèle ainsi que d’autres intervenants peuvent également écrire avec moi.

Parcours personnel

J’ai d’abord suivi des études secondaires à St Luc Tournai en Concept où j’étudiai la démarche artistique d’une oeuvre à travers diverses approches plastiques. Je me suis ensuite dirigée vers un BTS Design Graphique (graphisme, édition, publicité) sur Lille en juin 2015.

Ayant parallèlement l’envie de réaliser ce que je considère comme mon premier projet: ‘‘Mes Mots’’ j’ai souhaité, après l’obtention du diplôme, m’y consacrer de manière plus concrète.

Seize modèles plus tard, mon envie d’exposer mon travail plus largement se confirme tandis que je m’atèle à l’élaboration de nouvelles productions... Affaire à suivre.

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Paolo Nardiello

Paolo Nardiello

AUTOPORTRAIT

 

Autoportraits - Le visage des autres nous est plus familier que le nôtre. C’est pourquoi la photographie nous aide à nous regarder comme quelqu’un d’autre. Expérience intime de la confrontation avec soi-même. « C’est soi qu’on voit le moins dans la vie, y compris dans cette fausse perspective du miroir » a écrit Marguerite Duras.

Il faut savoir parler de soi avant de pouvoir parler des autres. Mais le processus de connaissance de soi n’est que tâtonnements, incertitudes, oscillations, doutes, … Avec cette série d’autoportraits, Paolo Nardiello a su qu’il ne répondrait pas à la question « Qui suis-je ? ». Cette série est seulement représentative du regard qu’il porte sur lui-même. Là où autrefois le visage symbolisait la pierre angulaire de l’autoportrait, il n’est plus questions de le faire figurer à tout prix bien que le terme « autoportrait » subsiste. Que reste-t-il donc de l’autoportrait lorsqu’il est sans figure, sans visage ? Jusqu’à quel point peut-on voir un autoportrait qui n’est pas d’abord un portrait ? Avons-nous dépassé ou élargi les limites de l’autoportrait ? Outre le fait que l’autoportrait contemporain soit indéniablement comme l’art en général une réponse aux angoisses et à l’espoir d’un triomphe sur la mort, ne pourrait-il pas également prendre l’apparence d’un procédé visant à dépasser « cette fausse perspective du miroir » qu’évoquait Marguerite Duras, et dont la principale préoccupation serait un refus du leurre proposé par ce dernier. Lorsque c’est dans l’œuvre elle-même, ou dans le nom, ou encore dans la signature de l’artiste que réside son identité, bien plus que dans son apparence physique.