Féebrile

feebrile

PLEINE LUNE

 

Féebrile, née en 1986 à Lyon, est photographe autodidacte depuis 2006. L'autoportrait est le centre de son travail. Elle vit et travaille actuellement à Belfort.

Dans ses images, mélange de contes fiévreux et de rêves érotiques, les personnages peuplent leurs solitudes d’un univers sombre de par leurs désillusions, mais restant remplis d'aspirations, inventant, créant une liberté, un jeu, une réalité nouvelle.

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Bruno Desplanques

 

Comme un bruit de nature est le titre générique de mon travail pictural depuis une dizaine d’années.

 

Mes tableaux résultent de la superposition de touches de couleur appliquées à l’aide d’une truelle de maçon sur différents supports en vue de restituer la perception sensible des éléments naturels et de faire émerger des espaces perspectifs s’apparentant à des paysages sylvestres imaginaires.

Il s’agit, à travers une pratique expérimentale et intuitive s’exerçant sans dessin préalable entre contrôle et lâcher-prise, de révéler les pouvoirs évocateurs de la tâche, de la couleur, du geste.

Si on y retrouve la sensation des mouvements de l’eau, de l’air et de la lumière, des énergies créatrices qui nous animent et dont nous dépendons, il s’agit surtout de faire dialoguer le sujet et le médium : la nature et la peinture.

Il est question davantage de paysage de peinture que de peinture de paysage.

La vitalité des éléments suggérés, le foisonnement de la végétation emplissant l’espace librement sans limites apparentes sont pour moi une sorte de métaphore de la peinture, libre et désireuse de s’étaler, de se répandre et d’envahir l’espace même du support jusqu’à englober le spectateur lui aussi.

Comme à l’orée d’un bois ou d’une forêt profonde, un pied déjà dedans, le spectateur est invité à pénétrer dans la peinture avec le désir et la crainte mêlée de s’y perdre pour mieux s’y retrouver à moins que ce ne soit l’inverse.

Au-delà de l’usage traditionnel de la toile, l’emploi régulier d’un support en bois au format modulaire régulier (carré de 30 x 30 cm) permet, non seulement, de réaliser des fresques « panoramiques » sans limite ni contrainte de format, mais aussi, d’intégrer différentes configurations de lieux en prenant place selon des dispositifs de géométries variables dans des espaces intérieurs ou extérieurs, naturels ou architecturaux.

Par ajout successif il permet de repousser sans cesse le hors-champ et de répondre ainsi au désir de capter le paysage dans son immensité.

A l’inverse, par sa possible fragmentation, il permet des recadrages multiples, au gré des agencements, comme autant de focalisation sur des microcosmes à explorer dans les détails.

Ma peinture ne serait-elle pas un ensemble de parcelles de nature cherchant, au fil du temps, à se compléter et à se prolonger telle une cartographie à l’échelle 1 imaginée par Lewis Carroll ou par Jorge Luis Borges, pour saisir le réel et révéler son infinitude ?

 

 

Margaux Hug

Margaux Hug

PLASTIC FOOD

 

La série photographique "Plastic Food" photographiée par Margaux Hug, explore la vision que nous avons de notre quotidien à travers la junk food et tout l'univers artificiel que celle-ci évoque. 

Les images tendent à créer de la poésie en jouant avec des produits de grande consommation, érigés ici au rang d'oeuvre d'Art. Leur couleur, leur texture et leur environnement sont entièrement modifiés. Isolées de leur contexte et de leur fonction initiale, les réalités de ces objets sont reconstruites et sublimées. On y retrouve un croisement entre le ready-made, l'association d'objets surréalistes et le mouvement Pop Art.

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Bob Van der Auwera

 

(…) Bob Van der Auwera aime la ligne quand elle traverse, droite, le blanc du papier. En tant que sculpteur, le blanc devient le vide. Il est ce trou que Henri Moore découvre un jour en traversant la masse d’un de ses volumes. Ce fût dans les années 1930, pour l’artiste anglais, une révélation.

Ainsi donc, toute sculpture vit autant des relations entre ses parties pleines qu’entre celles-ci et le vide qui, soit les entoure, soit les sépare. Mais Moore restera fidèle aux formes naturelles. Entre-temps, une autre forme d’art allait imposer cette relation avec le vide et la lumière : l’architecture moderne.

Il y a des deux dans l’oeuvre de Van der Auwera. En établissant entre les lignes - tiges en méplat - et les plans, des relations dynamiques, c’est avant tout le vide entre qui s’anime. L’oblique y joue un rôle : comme dans les compositions picturales, elle induit un mouvement autant qu’une perspective.

Donc une profondeur, illusoire parfois, bien réelle à d’autres moments.

Ainsi naît à l’intérieur d’un cube - le plus souvent - une agitation maîtrisée, une musique qui entraîne l’œil au dedans de la pièce qui garde, généralement, la taille d’un objet…de curiosité.

Guy Gilsoul

 

Source : Guy Gilsoul :

- membre de l’association internationale des critiques d’art (AICA) et de l‘association belge des  critiques d’art (ABCA) ;

- chroniqueur artistique pour le Vif l’Express et pour le magazine Juliette & Victor. 

 

 

Manon Moret

Manon Moret

MES MOTS

 

Le projet « Mes Mots » allie performance, écriture et photographie et joue avec la réalité matérielle et la réalité psychique en juxtaposant des mots sur différents supports, notamment des corps humains. Pour ce dernier exercice, chaque photo est le fruit d’une rencontre nous obligeant mon modèle et moi-même à cohabiter ensemble pendant plusieurs jours avec le même objectif.

C’est un travail d’introspection traitant du rapport entre le corps et le mot qui tend à s’approcher au plus près d’une certaine vérité en faisant apparaître toute la pensée qui gravite autour de lui. Il s’agit également d’un exutoire spirituel qui oblige à faire une pause, à s’isoler, se retrouver et déverser toutes les pensées qui encombrent l’esprit.

Descriptif de la performance

Il faut entre deux et quatre jours pour remplir entièrement la peau de quelqu’un. Lorsque le modèle est totalement recouvert de mots, un shooting photo suivi d’une douche bien méritée marque la fin de l’expérience. Cette personne ne peut pas se laver et est fortement limitée dans ses déplacements, elle doit se retirer de ses activités pendant quelques temps et doit aussi faire tomber toutes ses barrières car le fait d’écrire exige un contact permanent avec la peau de l’autre. Il n’y a aucun tri dans les mots, c’est toute la pensée qui est représentée et le modèle ainsi que d’autres intervenants peuvent également écrire avec moi.

Parcours personnel

J’ai d’abord suivi des études secondaires à St Luc Tournai en Concept où j’étudiai la démarche artistique d’une oeuvre à travers diverses approches plastiques. Je me suis ensuite dirigée vers un BTS Design Graphique (graphisme, édition, publicité) sur Lille en juin 2015.

Ayant parallèlement l’envie de réaliser ce que je considère comme mon premier projet: ‘‘Mes Mots’’ j’ai souhaité, après l’obtention du diplôme, m’y consacrer de manière plus concrète.

Seize modèles plus tard, mon envie d’exposer mon travail plus largement se confirme tandis que je m’atèle à l’élaboration de nouvelles productions... Affaire à suivre.

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Paolo Nardiello

Paolo Nardiello

AUTOPORTRAIT

 

Autoportraits - Le visage des autres nous est plus familier que le nôtre. C’est pourquoi la photographie nous aide à nous regarder comme quelqu’un d’autre. Expérience intime de la confrontation avec soi-même. « C’est soi qu’on voit le moins dans la vie, y compris dans cette fausse perspective du miroir » a écrit Marguerite Duras.

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Il faut savoir parler de soi avant de pouvoir parler des autres. Mais le processus de connaissance de soi n’est que tâtonnements, incertitudes, oscillations, doutes, … Avec cette série d’autoportraits, Paolo Nardiello a su qu’il ne répondrait pas à la question « Qui suis-je ? ». Cette série est seulement représentative du regard qu’il porte sur lui-même. Là où autrefois le visage symbolisait la pierre angulaire de l’autoportrait, il n’est plus questions de le faire figurer à tout prix bien que le terme « autoportrait » subsiste. Que reste-t-il donc de l’autoportrait lorsqu’il est sans figure, sans visage ? Jusqu’à quel point peut-on voir un autoportrait qui n’est pas d’abord un portrait ? Avons-nous dépassé ou élargi les limites de l’autoportrait ? Outre le fait que l’autoportrait contemporain soit indéniablement comme l’art en général une réponse aux angoisses et à l’espoir d’un triomphe sur la mort, ne pourrait-il pas également prendre l’apparence d’un procédé visant à dépasser « cette fausse perspective du miroir » qu’évoquait Marguerite Duras, et dont la principale préoccupation serait un refus du leurre proposé par ce dernier. Lorsque c’est dans l’œuvre elle-même, ou dans le nom, ou encore dans la signature de l’artiste que réside son identité, bien plus que dans son apparence physique.

 

Oleg DOU

oleg dou 1
NARCISSUS 2, 2016
oleg dou 2
MUSHROOM KINGDOM
oleg dou 3
VASYA2

 

Insaisissable, tout en mystère et introspection, Oleg Dou travaille sur l’identité post-humaine se jouant de la frontière ténue entre beauté et répulsion.
Son vécu et l’imaginaire de son enfance, avec ses rêves et ses peurs, sont le terreau créatif de son œuvre dont le thème central est le portrait d’un modèle vivant, entièrement retravaillé à l’aide de l’outil informatique (en 2012, sa maîtrise lui confère le titre d’Ambassadeur chez Adobe Photoshop)

Insaisissable, tout en mystère et introspection, Oleg Dou travaille sur l’identité post-humaine se jouant de la frontière ténue entre beauté et répulsion.

Son vécu et l’imaginaire de son enfance, avec ses rêves et ses peurs, sont le terreau créatif de son œuvre dont le thème central est le portrait d’un modèle vivant, entièrement retravaillé à l’aide de l’outil informatique (en 2012, sa maîtrise lui confère le titre d’Ambassadeur chez Adobe Photoshop).

Oleg Dou est aujourd’hui un incontestable explorateur des marqueurs de la personnalité et du visage réceptacle des émotions. Centrée d’abord sur l’interpellation pratiquée par le regard, son œuvre attire ou dérange: elle ne laisse personne indifférent. Cette maturité artistique, en à peine plus de 10 ans, le classe parmi les jeunes photographes qui marquent l’histoire artistique de la photographie contemporaine.

Oleg Dou a été exposé depuis 2007 à plusieurs reprises, en France, Chine, Corée, Russie, Belgique, Hollande, Pologne, Italie, USA, Brésil, Espagne.

Depuis 2015, il est aussi présent dans la collection du MNHA, Musée National d’Art et d’Histoire de la ville de Luxembourg, avec « Fawn » et dans diverses collections privées au Luxembourg, ainsi que référencé au Casino de Luxembourg en 2017.

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Olivier VALSECCHI

Olivier Valsecchi 1
AMAZON SONYNA, 2016
Olivier Valsecchi 2
TIME OF WAR #07, 2012
Olivier Valsecchi 3
DUST 06, 2009

 

Olivier Valsecchi propose une œuvre toute en mouvement, célébrant le corps humain dans sa force et sa fragilité sublimées.
Son travail est tourné vers le corps humain en mettant celui-ci au centre de ses recherches et de son univers créatif. Au travers de l’objectif de Valsecchi, le corps devient la matière travaillée, pétrie et sublimée avec laquelle il donne vie à son inconscient et son esthétisme.

Après un apprentissage technique à l’ETPA de Toulouse, Olivier Valsecchi se consacre à la photographie de façon professionnelle depuis 2007.

Son travail est tourné vers le corps humain en mettant celui-ci au centre de ses recherches et de son univers créatif.

Au travers de l’objectif de Valsecchi, le corps devient la matière travaillée, pétrie et sublimée avec laquelle il donne vie à son inconscient et son esthétisme.

Révélé au grand public en 2010 par sa série "Dust", récompensée par le Hasselblad Masters Awards en 2012, année de la série Klecksography, il a depuis créé quatre séries de photographies selon une trame narrative logique.

Olivier Valsecchi a été exposé depuis 2009 à plusieurs reprises, en France, Japon, Allemagne, Autriche, Angleterre, Belgique, Hollande, Italie, USA (Floride, New York),

Les prix distinguant Olivier Valsecchi:

2013: Grand Jury Member - Hasseblad Masters 2014 
2012: Lauréeat des Hasselblad Masters Awards (catégorie Beaux Arts)  

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